LE TOURISME
Que vous vouliez passer des vacances culturelles ou rester toute la journée à la plage, le pays bigouden est fait pour vous !
Commençons par les sites naturels, et la côte avant tout, qui revêt successivement trois aspects très différents (si vous voulez revoir la carte avant, cliquez ici !)
| La côte ouest, sur la baie d'Audierne, est assez uniforme et est formée de kilomètres de plages sur lesquelles on ne se marche jamais sur les pieds, même en plein été… Oubliez les plages "boîtes à sardines" de la côte d'Azur. Pors-Poulhan, Penhors, Plovan, Tréguennec et Tronoën se succèdent sans qu'on s'en rende compte, au rythme des blockhaus (fortifications allemandes de la deuxième guerre mondiale) et des délicieuses télines (sortes de palourdes) à chercher dans le sable. |  |
Aucun port sur cette côte : ses habitants ont toujours été tournés vers l'intérieur des terres et l'agriculture.
(En fait, les seuls Bigoudens marins sont ceux de l'extrême sud de la région, de Saint-Guénolé à Loctudy, sur une mince bande côtière : dès que l'on s'éloigne de cette côte sud, la tradition agricole reprend le dessus. Certains exemples sont frappants : entre Léchiagat et Treffiagat, entre Lesconil et Plobannalec, deux kilomètres à peine, mais des activités traditionnelles complètement opposées.) | La baie d'Audierne s'interrompt au sud avec la pointe de la Torche, qui tient son nom d'une francisation abusive de "beg an dorchenn" (pointe de la pierre plate). De cette pointe, on peut admirer la baie à perte de vue vers le nord. Cet endroit est célèbre dans le monde véliplanchiste car il accueille souvent les championnats du monde de funboard, grâce à ses conditions naturelles favorables. |
Après la Torche, on passe au deuxième visage de la côte bigoudène, le plus inhospitalier et le plus dangereux : les rochers du Cap Caval (c'est-à-dire "Cap Cheval", Pen Marc'h en breton, d'où le nom de la ville), balisés par le phare d'Eckmühl.
| Ce phare (à gauche sur la photo), maintenant automatique, a une hauteur de 65 mètres et est visible en moyenne à 54 km. Il date de 1897 et fut financé grâce à un don de la fille du maréchal d'empire Davout, prince d'Eckmühl. On peut grimper ses 307 marches pour admirer le superbe point de vue sur tout le pays bigouden. Le phare précédent (à côté) existe toujours et sert aujourd'hui de repère pour les bateaux en combinaison avec son grand frère, ainsi que de relais radio. |  |
 | De Saint-Guénolé à Kérity, ce ne sont qu'éperons rocheux, chenaux étroits creusés par l'homme entre les affleurements, que signale une multitude de petites balises vertes ou rouges (suivant qu'on doit passer à leur gauche ou à leur droite pour rentrer au port). Lorsque la tempête se déchaîne sur les rochers de Saint-Guénolé, en hiver, le spectacle est impressionnant. Les vibrations causées par les coups des vagues peuvent être ressenties jusqu'à Quimper, à 30 kilomètres de là. Ceci est dû au fait que le sol bigouden, sous une mince couche de terre, est entièrement rocheux : impossible de creuser un parking souterrain par exemple, et pour planter des poteaux télégraphiques à Lesconil, on a recours à la dynamite ! |
On revient ensuite à un profil côtier beaucoup plus accueillant et varié, sur toute la face sud de la région. Les plages y sont plus petites que sur la baie d'Audierne, elles sont organisées en criques et entrecoupées de pointes rocheuses et de ports de pêche.
 | De Kérity au Guilvinec, à Léchiagat, Lesconil, Loctudy, à l'Île-Tudy et jusqu'à Sainte-Marine, les plages de sable fin, les rochers (paradis des pêcheurs à marée haute, des ramasseurs de crevettes et coquillages à marée basse) se succèdent. |
| Le site de l'Île-Tudy est particulier : c'est une langue de terre qui vient presque fermer l'anse du Pouldu, cette grande étendue d'eau (du moins à marée haute) au sud-est de Pont-l'Abbé. Autrefois c'était une île. |  |
| La côte bigoudène se termine à l'est par l'embouchure de l'Odet, qu'on dit la plus belle rivière de France. La rive droite est bigoudène jusqu'à Combrit. Le Pont de Cornouaille (qu'on aperçoit à gauche de cette photo) au-dessus de l'Odet, long de 610 mètres et haut de 30 mètres en son centre, relie Sainte-Marine à Bénodet. |  |